pourquoi je mange bio...

Publié le par Naturopote

Bonjour, les amis !

Souvent, on nous demande pourquoi on mange des produits BIO...
et pourquoi on est, par principe, contre les OGM...

Prenez le temps de lire la recette ci-dessous, un exemple parmi tant d'autres, hélas !
Quel cocktail explosif de produits chimiques ! Et peu de goût au final ! Autant éviter ça, non ?

Ce n'est pourtant pas bien long de faire une tarte, mais peu de gens prennent ce temps !
Avec ses petits bras musclés, cueillir avec plaisir des fruits frais dans son jardin
(quand on a la chance d'en avoir un, même tout petit !)
Nous, on a même congelé dix sacs de mirabelles du jardin pour cet hiver !
Ensuite, avec ses petits doigts musclés, pétrir avec plaisir une bonne pâte à tarte
(avec de la farine et des œufs bio) et accommoder tout ça à sa façon, selon son humeur...
En plus, on a encore du plaisir quand la tarte cuit car la maison embaume !

Gardez le goût des choses vraies et ne vous empoisonnez pas car on vous aime !


 
               
Claude Bourguignon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Bourguignon

L’ingénieur agronome Claude Bourguignon est spécialiste de la microbiologie des sols. Il a bien voulu communiquer la recette de la tarte aux cerises achetée en grande surface, en adepte de révolution verte qui lutte contre l’effet de serre.

Histoire de la Farine

Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et une dose importante d’engrais : 240kg d’azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l’hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, ma farine reçoit du chlorure de notrosytel. Puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. Les corps gras reçoivent un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant type lécithine.


Histoire de la crème

Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme alginate de calcium, des conservateurs comme l’acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu’elles puissent avaler tout ça comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (E212) ou le monensin- sodium (E714), des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (E301), l’alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321) ou l’éthoxyquine (E324), des émulsifiants comme l’alginate de propylène-glycol (E405) ou le polyèthylène glycol (E496), des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E334), l’acide propionique (E280) et ses dérivés (E281 à 284), des composés azotés chimiques comme l’urée (E801), ou le diurédo-isobutane(E803), des agents liants comme le stéarate de sodium, des colorants comme le E131 ou 142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium.

Les huiles ont été extraites par des solvants comme l’acétone puis raffinés par l’action de l’acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème, une fois obtenue, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alganique (E400).

Histoire des cerises

Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides.
Le sucre extrait par décantation à la chaux et à l’anhydridesulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Bon Appétit !
 Maintenant vous êtes informé, vous savez dans quoi vous marchez... 

Texte de Claude Bourguignon, ingénieur agronome et microbiologiste des  sols, tiré de son excellent livre "Le sol, la terre et les champs".

Publié dans societe

Commenter cet article