Climagate: un faux-réchauffement au service du pic pétrolier?

Publié le par Naturopote

Il y a quelques semaines, des pirates informatiques ont réussi à infiltrer les serveurs de l’unité de recherche de l’université East Anglia (Hadley CRU), une des principales sources du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce qu’ils y ont trouvé est ahurissant: plus d’un millier de courriels et de documents entre scientifiques, où plusieurs ont reconnu avoir soit manipulé les données, caché des résultats, ont fait preuve de collusion, de l’exagération du réchauffement climatique, d’une possible destruction de données embarrassantes ou ont émis de sérieux doutes sur la validité des arguments sur le réchauffement actuel de la planète. Bref, on y voit la preuve d’un complot, n’en déplaise à ceux qui croient que le mot « complot » n’a été inventé que pour noircir une page du dictionnaire.

climagate

Ces courriels sont une mine d’information utile. Deux courts extraits:

« Je viens de compléter le truc de Mike dans le Nature d’augmenter les températures de chaque séries de données des 20 dernières années (e.g.: depuis 1981) et depuis 1961 de la part de Keith pour camoufler le déclin [de la température]. »

« La vérité est qu’on ne peut expliquer ou travestir le manque de réchauffement actuel. Les données de CERES publiées dans le supplément BAMS 09 de 2008 démontrent qu’il devrait y avoir davantage de réchauffement: les donnée sont sûrement mauvaises. Notre système d’observation est inadéquat. »

Dans les courriels plus récents, on y lit également des scientifiques se demander où peut être la chaleur, actuellement. Ainsi, Kevin Trenberth, une sommité ayant partagé un prix Nobel en 2007, se demande: « Nous ne sommes pas près d’un équilibre de la balance énergétique. La vérité est que nous ne pouvons pas expliquer ce qui se produit dans le système climatique et cela rend toute considération de géoingénierie tout à fait sans espoir alors que nous ne pourrons jamais être en mesure de dire si c’est un succès ou non. C’est une vraie blague! »

En outre, les scientifiques reparlent du cas de Stephen McIntyre, qui a découvert une manipulation des données, en 2003, qui permettait de créer la courbe style « bâton de hockey » montrant une stabilité de la température depuis mille ans, suivie d’une explosion de la température depuis. Selon ses propres recherches, les données auraient été manipulées et tout ce qui aurait pu contredire cette thèse, notamment au sujet de l’importance d’une période de chaleur au Moyen-Âge, aurait été jeté aux oubliettes. Entre autres, selon lui, les données sont systématiquement faussées par le nombre de stations météorologiques en milieu urbain, ne tenant notamment pas compte du phénomène des îlots de chaleur, contrairement à ce qu’affirme le GIEC.

Bref, on explique de quelle façon McIntyre s’est fait refuser tout accès aux données compromettantes en 2009, même s’il avait déposé une demande en vertu de la loi sur l’accès à l’information. Il a alors demandé à un collègue, Ross McKitrick, économiste à l’université de Guelph, de faire une demande. Même refus. Roger Pielke Jr, de l’université du Colorado, a encore fait une nouvelle demande, et on lui a cette fois répondu, après toutes les excuses faciles, que les données avaient été fusionnées et normalisées et qu’il n’était plus possible d’obtenir les données brutes. Contre toute forme d’esprit scientifique, on a donc empêché la contre-vérification des faits.

La nature du réchauffement

Évidemment, il ne fait aucun doute que le vingtième siècle fut un siècle beaucoup plus chaud que les précédents. Dire le contraire serait malhonnête. Mais – et c’est un gros mais – de nombreux scientifiques, dont ceux dont les courriels ont été rendus publics, se posent des questions sur la théorie officielle quant au CO2. Le réchauffement pourrait être principalement causé par des processus naturels et la hausse des températures deux fois plus rapide de la terre que des océans pourrait indiquer une plus grande évaporation, davantage de nuages et… une température éventuellement plus basse. En d’autres mots: les scientifiques à la source de toutes les données qui poussent nos gouvernements à faire d’incroyables efforts pour réduire le CO2, se questionnent et en sont encore à l’étape d’émettre des hypothèses. En clair: ils ne savent pas, eux.

Or, comment peut-on les blâmer? Khabibullo Abdusamatov, superviseur du projet russe Astromedia de la station spatiale internationale et le chef du laboratoire de recherche spatiale de l’observatoire Pulkovo de Saint-Pétersbourg, affirme plutôt que c’est le soleil qui constitue la principale cause des changements climatiques. Il y aurait une forte corrélation entre la puissance des cycles solaires et le climat. Faut-il se surprendre alors d’apprendre que la planète Mars se réchauffe, que Pluton se réchauffe, que Jupiter se réchauffe? Ce ne sont tout de même pas nos voitures qui réchauffent les autres planètes!

Toujours selon Abdusamatov, nous serions en train d’entrer dans une nouvelle période de refroidissement. L’année 1998 aurait été la plus chaude de tout un siècle exceptionnellement clément, mais nous serions à la veille d’une période plus froide, pouvant commencer dès 2012.

Pourquoi le dogme?

Que des scientifiques se questionnent sur le réchauffement global, voilà qui est sain. La science doit être au service de la vérité et non des dogmes officiels. Le problème, actuellement, est que tous ceux qui remettent en cause ces dogmes sont systématiquement ignorés ou discrédités. Seule la version officielle de l’Apocalypse du Grand Réchauffement est accréditée dans les médias et par nos politiciens. Mais à qui profite le mensonge?  De la même manière, à qui profitait le dogme officiel de l’Église quant au fait que la Terre était plate et qu’elle constituait le centre de l’Univers?

Il y a deux ans, dans un billet sur le pic pétrolier, je posais la question quant à savoir quelle serait la meilleure façon de provoquer un atterrissage en relative douceur d’une économie trop dépendante des énergies fossiles bon marché. J’écrivais:

Kyoto, dans cette optique, est un bon début. Le vrai but de l’accord n’est peut-être pas réellement la diminution des gas à effet de serre (de tout temps des modifications climatiques ont eu lieu, et plusieurs croient que les cycles solaires ont davantage d’impact sur le climat actuel que l’activité humaine), mais plutôt de trouver un moyen de réduire la dépendance au pétrole sans pour autant créer une panique. Bref, une façon de changer la société et de la transformer d’une société complexe à une société plus simple tout en douceur.

Le pic pétrolier n’implique pas nécessairement la disparition finale de toutes les réserves mondiales de pétrole, loin de là. Simplement, à partir du moment où la demande dépasse l’offre, ou que la quantité d’énergie nécessaire pour obtenir une baril de pétrole est supérieure à l’énergie que peut procurer le baril de pétrole en question, une destruction inévitable d’un mode de vie basé entièrement sur le pétrole et sur des produits du pétrole est inévitable. Il n’y a donc que deux façons de solutionner le problème: réduire la demande ou augmenter l’offre. Et puisque l’offre ne peut être réalistement augmentée à long terme, c’est à la demande qu’on s’attaque.

Dans cette optique, l’engagement qu’on demande aux pays de réduire leur dépense de CO2 n’aurait pas comme finalité une modification du climat. Le vrai but serait plutôt de réduire la demande et d’espérer amoindrir le choc pétrolier. Bref, de modifier durablement notre façon de vivre sans donner l’impression aux gens qu’ils en souffrent. On hausse les tarifs de l’énergie, on réduit nos déplacements, on diminue notre niveau de vie, mais c’est pour l’environnement. La nature, la planète, l’environnement, c’est glamour. On peut souffrir, mais le sourire aux lèves!

Pour qu’une telle manipulation des institutions gouvernementales et internationales soit possible, il faut une certaine forme de cohésion entre les structures, ou une certaine ligne directrice de gens au fait du but réel des accords climatiques. Puisque le réchauffement causé par l’activité humaine n’est pas au rendez-vous, il faut trouver autre chose. En somme, c’est d’un complot qu’il s’agit. Mais les complots, on le sait, sont impossibles et n’existent que pour noircir une page du dictionnaire. Les complots sont impossibles, irréels, faux, mensongers, et ils n’existent que dans la tête d’individus malades en mal de sensations intellectuelles.

Jusqu’à ce qu’un pirate informatique russe s’attaque au bon serveur…  ou qu’un Galilée démontre que la Terre est bel et bien ronde.

Et si on osait un sens critique plus développé et qu’on s’attaquait à toutes les idées reçues, y compris celle voulant que l’homme soit responsable des modifications du climat?

 

source: http://louisprefontaine.com/2009/12/02/climagate-climategate-rechauffement-pic-petrolier

 

Publié dans Environnement

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